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Bonjour et d’abord bonne année puisque c’est le nouvel an chinois aujourd’hui.
1er post depuis Phnom Penh au Cambodge.  Le Cambodge est un pays à part pour moi puisque comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, mon premier fils Ethan est né ici il y a maintenant 9 ans.  Son adoption et différents évènements m’ont amenés à passer pas mal de temps dans cette ville il y a quelques années, j’y ai des amis très proches et très importants, des gens grâce à qui Ethan est rentré dans ma vie. Donc c’était avec beaucoup d’émotions que j’ai passé la frontière avant-hier, et même si je ne reste pas longtemps ici, il était important pour moi et pour Ethan que je passe par ici. Il m’était difficilement concevable de faire un livre de portraits d’enfants sans y mettre quelques frimousses cambodgiennes.
Cette première journée hier a vraiment été une journée très dense. Il y a des jours où rien ne se passe mais aussi des jours où finalement on ne s’arrête pas.
Je suis venu ici entre autre avec la volonté de me rendre sur la principale décharge publique de la ville. Je connais cet endroit qui m’avait beaucoup marqué. Beaucoup de monde vit sur cette décharge, j’avais le souvenir qu’une économie parallèle s’y était crée, j’avais en tête les sourires des mômes en guenilles qui ramassaient les ordures et ce sont ces images que je venais chercher. Mais en arrivant j’ai appris que cette décharge avait été transférée à un autre endroit et surtout l’accès aux médias y est interdit depuis quelques mois puisqu’il semblerait qu’un photographe de l’agence Reuters y ait fait un reportage qui n’a pas dû être aux goûts du gouvernement ici.
Ma journée à donc commencé dans un ministère où j’ai dû faire une demande officielle pour pouvoir y aller. Puis je suis vite allé à l’ambassade du Myanmar pour laisser mon passeport et faire ma demande de visa.
Et puis nous sommes partis avec Savin, mon chauffeur de Tuk Tuk péféré , vers une première décharge que je ne connaissais pas aux abords de la ville. Premières rencontres, premiers enfants, j’en parlerai tout à l’heure. Ensuite, après avoir longuement insisté et donné un petit backchich supplémentaire à Savin, il a finalement accepté de tenter le coup et de m’emmener à ma décharge. Je savais que de toute façon l’accés m’y serait pas autorisé, j’avais décidé d’aller quand même jeter un œil. Nous avons donc caché mon matériel sous les sièges du Tuk Tuk et passé sans encombres les 2 premiers contrôles de police avant d’accéder dans l’enceinte. Le 3 ème contrôle m’a été fatal, j’ai été immédiatement convoqué au siège de la police où j’ai été très cordialement reçu mais où on m’a très fermement fait comprendre que je ne devais pas y retourner. Il est vrai que le fait d’avoir fait une demande officielle le matin, d’avoir fait l’idiot en disant que je croyais que c’était OK…..tout cela a bien aidé. Ce qui a un peu plus compliqué les choses, c’est que je n’avais pas mon passeport sur moi car il était bien sûr à l’ambassade du Myanmar. Enfin, tout cela n m’aura fait perdre que 2h dans la journée et nous avions donc largement le temps de continuer la ballade avec Savin à qui j’ai demandé de m’emmener dans un orphelinat que je connais bien.
Voilà, et cette journée d’hier s’est terminée ce matin puisque l’ambassade du Myanmar m’a informé d’un délai de 15 jours au lieu de 3 pour le visa. Très mauvaise nouvelle, je pense que les évènements d’hier ont dû les refroidir, d’autant plus que les photographes ne sont pas acceptés dans le pays. Je vais donc travailler sur une autre piste pour obtenir ce satané visa, mais j’avoue que tout cela perturbe un peu mes plans. Voilà, c’était vraiment une super journée !!!!
Bon, tout d’abord petite présentation avec Savin, mon chauffeur de Tuk Tuk préféré, adorable et courageux, avec qui je passe donc 3 jours à vadrouiller dans les environs de Phnom Penh, sauf aujourd’hui bien sûr puisque personne ne travaille.
Alors je lui ai promis de le faire et comme je sais qu’il va vérifier, voici Savin (j’ai adoré le Tshirt)

 Et son Tuk Tuk envahi par quelques passagers clandestins pendant notre absence

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Allez, histoire de mettre tout le monde dans l’ambiance, quelques photos dans les rues de Phnom Penh

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Et puis arrivée dans les environs immédiats de la décharge où une véritable mini ville est posée là, et comme on peut le voir sur certaines photos, à proximité immédiate de la ville

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Et puis les rencontres avec ces gens qui y travaillent. La fumée est partout car les ordures sont brulées, ce qui ne fait qu’augmenter la chaleur incroyable qui y règne, il n’y a pas un point d’ombre, les gens passent leurs journées là à ramasser dans les cendres et dans un air vicié quelques morceaux de métal qu’ils revendront une misère aux entreprises de recyclage Vietnamiennes.

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Et bien sûr les enfants aussi travaillent

 
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Difficile d’arriver à faire ressortir cette ambiance, cette chaleur, la fumée, les conditions dans lesquelles ces gens vivent, alors une petite vidéo peut être :
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Et puis on quitte la décharge pour rentrer dans les petites ruelles du « village », posé là sur les détritus, on marche, dit bonjour à tous ces gens qui me regardent avec de grands sourires, aux enfants qui tous courent vers moi……et puis là, par hasard, mais c’est toujours par hasard, la rencontre avec lui :
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Lui c’est Preah, un petit garçon accroupi dans les ordures en train de faire son tri aussi, tellement concentré sur sa tâche qu’il ne lève jamais la tête pour s’occuper des gens qui passent à proximité. Preah, dont personne ne semble s’occuper non plus; et là le premier sentiment que j’ai ressenti, c’est la solitude. Comment un enfant de cet âge peut sembler si seul

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Tellement concentré disais – je,  qu’il n’a même pas remarqué ma présence à seulement quelques mètres de lui. Alors je me suis assis là. Je ressentais cette indéfinissable envie d’être avec lui, de souffrir de la chaleur avec lui, de l’aider…..l’appareil sagement accroché à la ceinture, je ne voulais pas qu’il me voit et que ce moment disparaisse.
Et au bout de plusieurs minutes, il a levé la tête pour la rebaisser aussitôt et se remettre au travail comme si je n’existais absolument pas. Alors j’ai commencé à le photographier, la gorge nouée, comme à l’instant où j’écris ces lignes

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Je suis resté assis à côté de Preah plus de 25 minutes sans qu’on se dise un mot, sans qu’il me demande quoique ce soit, sans même qu’il s’occupe de moi. Je regardais mon sac photo posé à côté de moi en me demandant combien de tonnes de détritus il faudrait qu’il ramasse ne serait ce que pour pouvoir s’offrir une carte mémoire, et en réalisant la futilité et l’idiotie de ce genre de réflexion, je pensais à Ethan dans sa salle de classe à Montpellier à la même heure, Ethan abandonné par sa maman quelques heures après sa naissance parce qu’elle ne pouvait pas payer les 25 dollars de frais d’accouchement à l’époque…….je pensais à beaucoup de choses, aux PSP de mes enfants, aux Mac do et aux pizzas qu’ils me réclament à chaque fois qu’on est ensemble…..et là j’avais envie juste envie de prendre ce petit bout par la main et lui dire « allez viens mon gars, je vais m’occuper de toi, tu vas voir tout va s’arranger ».
Et je n’ai rien pu faire d’autre que de me lever, de demander à Savin de lui demander comment il s’appelait, de lui demander quel âge il avait – question à laquelle il n’a pas su répondre – , et puis je lui ai donné ma bouteille d’eau et certainement l’équivalent de plusieurs dizaines de kilos de détritus ramassés, en tous les cas de quoi bien manger pendant quelques semaines et là il a levé les yeux vers moi, a joint les mains pour dire merci à la Cambodgienne et j’ai pris ce que je pense être “la photo” de cette première partie de voyage. Certainement pas la plus belle au goût des puristes de la photographie mais là j’ai toute la détresse du monde dans ce regard :
Au revoir Preah
Et là il faut repartir et la journée continue avec quelques photos prises sur la décharge, quelques rencontres supplémentaires, des enfants et des adultes, comme ce monsieur qui ne voulait pas sourire plus fort car il n’a plus de dents et qui à chaque photo éclatait de rire «  à pleine dents » en se voyant dans la petite fenêtre, un vrai rire bien éraillé…..images :

Petit pipi vite fait bien fait

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On remonte dans le Tuk Tuk, départ de la décharge et destination « Light House Orphenage », après avoir achetés quelques fruits à laisser aux enfants là-bas. Acceuil chaleureux, présentation, visite guidée et explication du fonctionnement de l’orphelinat, donné quelques billets pour acheter des articles fabriqués par les enfants et me voilà embarquer dans une partie de cartes endiablée avec les enfants. Un jeu très proche du Uno et là encore je me suis régalé, la preuve :

Bon, je vous rassure j’ai fini par gagner quelques parties, je me suis éclaté en les regardant essayer de tricher, à faire les mauvais joueurs et là je me suis dit que vraiment on était tous les mêmes. Très peu de photos prises dans cet orphelinat mais quelques unes de mes partenaires quand même  

 
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Et puis de quelques futurs champions de foot

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Et voilà, encore une super journée, j’espère avoir réussi à transmettre un peu des émotions fortes nées de ces rencontres……………..j’ai beaucoup de chance.
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